L’Admiral : montre emblématique des années 80
Il y a des montres dont le dessin est suffisamment identifiable pour traverser les décennies sans perdre leur personnalité.
L’Admiral de Corum appartient incontestablement à cette catégorie. Apparue en 1960, puis profondément réinterprétée au début des années 1980, elle s’est imposée avec son boîtier tonneau, ses fanions nautiques et cette esthétique immédiatement reconnaissable.
Tous les amateurs le savent, les fanions ont forgé l’identité de l’Admiral Cup (ancien nom de cette collection) qui furent mis aux gouts du jour à l’origine par Jean-René Bannwart, le fils de René Bannwart, le fondateur de la marque en 1955.
Depuis l’esprit des années 80, ils expriment, avec l’alphabet marin, les 12 heures décomptées par les aiguilles à l’aide de formes et de couleurs.
L’Admiral de Corum appartient incontestablement à cette catégorie. Apparue en 1960, puis profondément réinterprétée au début des années 1980, elle s’est imposée avec son boîtier tonneau, ses fanions nautiques et cette esthétique immédiatement reconnaissable.
Tous les amateurs le savent, les fanions ont forgé l’identité de l’Admiral Cup (ancien nom de cette collection) qui furent mis aux gouts du jour à l’origine par Jean-René Bannwart, le fils de René Bannwart, le fondateur de la marque en 1955.
Depuis l’esprit des années 80, ils expriment, avec l’alphabet marin, les 12 heures décomptées par les aiguilles à l’aide de formes et de couleurs.
Une Admiral contemporaine, mais pas étrangère à son histoire
En 2026, la marque poursuit donc la transformation engagée sur sa collection emblématique avec trois nouvelles versions présentées aux Geneva Watch Days.
Leur point commun : l'utilisation de la céramique, matériau qui fait pour la première fois son entrée dans la collection Admiral.
Parmi elles, la version bleu titane est probablement celle qui entretient le dialogue le plus intéressant avec l'histoire de la collection.
Car ce bleu profond n'est pas sans rappeler certaines Admiral Cup des années 1980, lorsque Corum proposait des modèles entièrement bleus (une révolution pour l’époque).
L'Admiral n'est pas née avec la génération actuelle. Son histoire remonte à 1960, mais c'est surtout son évolution de 1983 qui a contribué à fixer les codes que l'on associe aujourd'hui à la collection.
Leur point commun : l'utilisation de la céramique, matériau qui fait pour la première fois son entrée dans la collection Admiral.
Parmi elles, la version bleu titane est probablement celle qui entretient le dialogue le plus intéressant avec l'histoire de la collection.
Car ce bleu profond n'est pas sans rappeler certaines Admiral Cup des années 1980, lorsque Corum proposait des modèles entièrement bleus (une révolution pour l’époque).
L'Admiral n'est pas née avec la génération actuelle. Son histoire remonte à 1960, mais c'est surtout son évolution de 1983 qui a contribué à fixer les codes que l'on associe aujourd'hui à la collection.
Des fanions plus discrets mais toujours là
Les fanions nautiques, autrefois directement associés à l'univers de la navigation, sont devenus la signature graphique de la montre.
Au fil des décennies, Corum les a déclinés sur différentes matières, couleurs et architectures, faisant de l'Admiral l'une des créations les plus immédiatement reconnaissables de la maison, l’un de ces piliers fondamentaux avec la Bubble, la Coin ou la Golden Bridge.
La nouvelle génération présentée en avril 2026 avait déjà profondément renouvelé cette identité (avec l’aide d’Emmanuel Gueit pour les premiers croquis).
Les fanions -très étroits- sont désormais intégrés à des index trapézoïdaux, tandis que le boîtier de 39 mm adopte des proportions plus contemporaines.
Le bracelet intégré constitue également une évolution importante : il prolonge directement les lignes du boîtier et donne à l'ensemble une silhouette plus homogène. Et sport-chic.
Au fil des décennies, Corum les a déclinés sur différentes matières, couleurs et architectures, faisant de l'Admiral l'une des créations les plus immédiatement reconnaissables de la maison, l’un de ces piliers fondamentaux avec la Bubble, la Coin ou la Golden Bridge.
La nouvelle génération présentée en avril 2026 avait déjà profondément renouvelé cette identité (avec l’aide d’Emmanuel Gueit pour les premiers croquis).
Les fanions -très étroits- sont désormais intégrés à des index trapézoïdaux, tandis que le boîtier de 39 mm adopte des proportions plus contemporaines.
Le bracelet intégré constitue également une évolution importante : il prolonge directement les lignes du boîtier et donne à l'ensemble une silhouette plus homogène. Et sport-chic.
La céramique plutôt que l'acier
La céramique n'est évidemment plus une nouveauté dans l'horlogerie contemporaine. De nombreuses maisons l'utilisent pour ses propriétés mécaniques et son aspect particulier.
Le matériau présente notamment une très grande dureté et une forte résistance aux rayures. Il est également plus léger que l'acier et ne s'oxyde pas.
Sa résistance à la corrosion et sa stabilité de couleur en font un matériau particulièrement adapté aux montres à vocation sportive. Elle est aussi anallergique et s’adapte à la température de la peau…
Mais la céramique impose également ses propres contraintes de fabrication. Très dure une fois finalisée, elle est notamment plus délicate à usiner et à travailler que les métaux traditionnels.
Le matériau présente notamment une très grande dureté et une forte résistance aux rayures. Il est également plus léger que l'acier et ne s'oxyde pas.
Sa résistance à la corrosion et sa stabilité de couleur en font un matériau particulièrement adapté aux montres à vocation sportive. Elle est aussi anallergique et s’adapte à la température de la peau…
Mais la céramique impose également ses propres contraintes de fabrication. Très dure une fois finalisée, elle est notamment plus délicate à usiner et à travailler que les métaux traditionnels.
L’Admiral en version bleu titane
La version bleu titane (notre préférée) joue sur une couleur qui évoque l'univers historique de l'Admiral (Cup) tout en lui donnant une apparence plus contemporaine.
Le boîtier et le bracelet adoptent cette matière technique, tandis que les fanions multicolores (plus discrets mais toujours là) viennent rappeler le caractère nautique de la collection.
Et c'est probablement là que cette nouvelle version devient particulièrement intéressante : la céramique modernise une esthétique qui, elle, appartient profondément à l'histoire horlogère et à celle de Corum en particulier.
Le boîtier et le bracelet adoptent cette matière technique, tandis que les fanions multicolores (plus discrets mais toujours là) viennent rappeler le caractère nautique de la collection.
Et c'est probablement là que cette nouvelle version devient particulièrement intéressante : la céramique modernise une esthétique qui, elle, appartient profondément à l'histoire horlogère et à celle de Corum en particulier.
La céramique ne se limite toutefois pas à cette version bleue
Corum propose en cette rentrée 2026, également une déclinaison bicolore, associant la céramique à de l'or 5N.
Le métal précieux vient souligner le boîtier et certains éléments du bracelet, créant un contraste plus sophistiqué entre la technicité de la céramique et la chaleur de l'or.
Enfin, la troisième interprétation est une Admiral Squelette, entièrement habillée de céramique anthracite. Plus sombre et plus urbaine, elle abandonne les couleurs vives des fanions au profit d'une lecture monochrome.
Le métal précieux vient souligner le boîtier et certains éléments du bracelet, créant un contraste plus sophistiqué entre la technicité de la céramique et la chaleur de l'or.
Enfin, la troisième interprétation est une Admiral Squelette, entièrement habillée de céramique anthracite. Plus sombre et plus urbaine, elle abandonne les couleurs vives des fanions au profit d'une lecture monochrome.
Un nouveau mouvement au cœur de l'Admiral
Derrière cette évolution esthétique se trouve également une nouvelle architecture mécanique.
Les trois montres sont animées par les calibres CO231 et CO232, développés avec Concepto (qui fabrique toutes les grandes complications Jacob & Co par exemple). Le premier anime les versions classiques tandis que le second est consacré à la version squelette.
Automatiques, ces mouvements à micro-rotor fonctionnent à 4 Hz et disposent d'une confortable réserve de marche de 72 heures. Le CO231 compte 172 composants et 29 rubis. La version squelette CO232 atteint 181 composants pour 28 rubis.
Le mouvement est visible à travers un fond saphir et reçoit différentes finitions : surfaces satinées, chanfreins polis, platine grainée et masse oscillante dorée, grainée et gravée de la signature « The Key of Time Since 1955 ».
Sur le modèle squelette, l'architecture mécanique devient évidemment une partie intégrante du spectacle visuel. Corum simplifie par ailleurs l'affichage aux heures, minutes et secondes afin de laisser davantage de place au mouvement.
Les trois montres sont animées par les calibres CO231 et CO232, développés avec Concepto (qui fabrique toutes les grandes complications Jacob & Co par exemple). Le premier anime les versions classiques tandis que le second est consacré à la version squelette.
Automatiques, ces mouvements à micro-rotor fonctionnent à 4 Hz et disposent d'une confortable réserve de marche de 72 heures. Le CO231 compte 172 composants et 29 rubis. La version squelette CO232 atteint 181 composants pour 28 rubis.
Le mouvement est visible à travers un fond saphir et reçoit différentes finitions : surfaces satinées, chanfreins polis, platine grainée et masse oscillante dorée, grainée et gravée de la signature « The Key of Time Since 1955 ».
Sur le modèle squelette, l'architecture mécanique devient évidemment une partie intégrante du spectacle visuel. Corum simplifie par ailleurs l'affichage aux heures, minutes et secondes afin de laisser davantage de place au mouvement.
Le bracelet intégré change la silhouette
Autre évolution importante : le bracelet (depuis la relance de la collection en avril dernier). Pour la première fois dans l'histoire de l'Admiral, celui-ci est intégré au boîtier. Il se débarrasse donc des cornes traditionnelles pour prolonger directement les lignes de la carrure.
Sa construction repose sur cinq maillons, alternant surfaces satinées et polies. Un maillon central satiné est encadré de deux éléments polis, eux-mêmes bordés par deux maillons satinés plus fins.
Cette construction participe fortement à l'identité de la nouvelle génération. Elle rapproche également l'Admiral des codes de la montre sportive contemporaine à bracelet intégré, sans pour autant effacer les éléments historiques qui permettent de l'identifier immédiatement.
Quand la céramique devient trait-d’union entre le passé et le présent du futur
Avec cette nouvelle Admiral, CORUM ne cherche finalement pas à reproduire une montre des années 1980.
La démarche est plutôt différente : reprendre certains de ses codes esthétiques et les faire passer dans une génération horlogère nouvelle.
Le bleu, en particulier, crée un intéressant trait d'union entre les deux époques. Il rappelle les Admiral colorées des années 1980 tout en trouvant aujourd'hui une nouvelle expression grâce à la céramique.
L'Admiral en céramique n'est donc pas une rupture avec le passé de la marque à la clef. Elle ressemble davantage à une tentative de faire dialoguer deux époques : celle des Admiral bleues et colorées des années 1980 et celle d'une horlogerie contemporaine qui fait de la céramique l'un de ses matériaux de prédilection.
Sa construction repose sur cinq maillons, alternant surfaces satinées et polies. Un maillon central satiné est encadré de deux éléments polis, eux-mêmes bordés par deux maillons satinés plus fins.
Cette construction participe fortement à l'identité de la nouvelle génération. Elle rapproche également l'Admiral des codes de la montre sportive contemporaine à bracelet intégré, sans pour autant effacer les éléments historiques qui permettent de l'identifier immédiatement.
Quand la céramique devient trait-d’union entre le passé et le présent du futur
Avec cette nouvelle Admiral, CORUM ne cherche finalement pas à reproduire une montre des années 1980.
La démarche est plutôt différente : reprendre certains de ses codes esthétiques et les faire passer dans une génération horlogère nouvelle.
Le bleu, en particulier, crée un intéressant trait d'union entre les deux époques. Il rappelle les Admiral colorées des années 1980 tout en trouvant aujourd'hui une nouvelle expression grâce à la céramique.
L'Admiral en céramique n'est donc pas une rupture avec le passé de la marque à la clef. Elle ressemble davantage à une tentative de faire dialoguer deux époques : celle des Admiral bleues et colorées des années 1980 et celle d'une horlogerie contemporaine qui fait de la céramique l'un de ses matériaux de prédilection.
Les fanions de l’Admiral : quand l’alphabet devient horloger
Impossible de parler de l’Admiral (Cup) sans évoquer ses célèbres fanions. Leur présence ne relève pas uniquement de l'esthétique : Corum s'est inspiré du Code international des signaux maritimes, système utilisé par les navires pour communiquer visuellement à distance.
Chaque pavillon correspond à une lettre de l'alphabet, tandis que certains fanions sont également associés à des chiffres ou à des significations particulières lorsqu'ils sont utilisés seuls.
Sur l'Admiral, ces pavillons ont été stylisés et transformés en index. Ils constituent ainsi une sorte d'alphabet nautique miniature, devenu au fil du temps l'une des signatures visuelles les plus reconnaissables de Corum.
Quelques exemples :
Fanion Lettre Signification lorsqu'il est utilisé seul
Alpha A : « Je stoppe mon navire et je suis en train de faire du plongeur »
Bravo B : « Je charge, décharge ou transporte des marchandises dangereuses »
Charlie C : « Oui » / « Affirmatif »
Delta D : « Éloignez-vous de moi ; je manœuvre avec difficulté »
Echo E : « Je viens sur tribord »
Foxtrot F : « Je suis en panne ; communiquez avec moi »
Golf G : « Je demande un pilote »
Hotel H : « J'ai un pilote à bord »
India I : « Je viens sur bâbord »
Juliett J : « Je suis en train de prendre feu et je transporte des marchandises dangereuses »
L'Admiral ne cherche évidemment pas à transformer ces signaux en véritable message maritime. Corum en a conservé la dimension graphique et symbolique pour créer un cadran immédiatement identifiable.
C'est justement ce détournement qui fait la singularité de la montre : un langage conçu pour être vu à plusieurs centaines de mètres devient ici un langage horloger, lisible à quelques centimètres du poignet.
Chaque pavillon correspond à une lettre de l'alphabet, tandis que certains fanions sont également associés à des chiffres ou à des significations particulières lorsqu'ils sont utilisés seuls.
Sur l'Admiral, ces pavillons ont été stylisés et transformés en index. Ils constituent ainsi une sorte d'alphabet nautique miniature, devenu au fil du temps l'une des signatures visuelles les plus reconnaissables de Corum.
Quelques exemples :
Fanion Lettre Signification lorsqu'il est utilisé seul
Alpha A : « Je stoppe mon navire et je suis en train de faire du plongeur »
Bravo B : « Je charge, décharge ou transporte des marchandises dangereuses »
Charlie C : « Oui » / « Affirmatif »
Delta D : « Éloignez-vous de moi ; je manœuvre avec difficulté »
Echo E : « Je viens sur tribord »
Foxtrot F : « Je suis en panne ; communiquez avec moi »
Golf G : « Je demande un pilote »
Hotel H : « J'ai un pilote à bord »
India I : « Je viens sur bâbord »
Juliett J : « Je suis en train de prendre feu et je transporte des marchandises dangereuses »
L'Admiral ne cherche évidemment pas à transformer ces signaux en véritable message maritime. Corum en a conservé la dimension graphique et symbolique pour créer un cadran immédiatement identifiable.
C'est justement ce détournement qui fait la singularité de la montre : un langage conçu pour être vu à plusieurs centaines de mètres devient ici un langage horloger, lisible à quelques centimètres du poignet.















